Le monde du droit

Jeudi 25 mai 2017

Vous êtes ici : A la Une Vidéo. Bruno Dondéro : "Ce n'est pas parce-que le droit est accessible sur internet qu'internet devient le droit"

Vidéo. Bruno Dondéro : "Ce n'est pas parce-que le droit est accessible sur internet qu'internet devient le droit"

Envoyer Imprimer PDF

Bruno Dondéro, Professeur à l'Université Paris I Panthéon-SorbonneArnaud Dumourier, Directeur de la Rédaction du Monde du Droit, a interrogé Bruno Dondéro, Professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne à propos de son ouvrage Droit 2.0. Selon lui, "ce n'est pas parce que le droit est accessible sur internet qu'internet devient le droit".

Bruno Dondero évoque, quant au titre de son ouvrage, un concept "provocateur dont l'idée serait de parler du droit moderne et notamment du droit sous l'influence des nouvelles technologies." L'enseignant considère que les nouvelles technologies enrichissent la manière d'enseigner le droit, mais changent aussi la manière dont celui-ci est pratiqué. L'ouvrage vise donc à soulever ce que les nouvelles technologies peuvent apporter à l'enseignement, par exemple les mook, l'enseignement à distance, et à montrer qu'il n'est, finalement, pas qu'une question de technologie, mais aussi de pratique "qui pourrait être modifiée pour que le cours magistral soit moins unilatéral, moins topdown."

Ubérisation du droit

Le texte pose également plusieurs questions, notamment celle de l'ubérisation du droit, si cette question est le reflet d'un nouveau besoin des clients, si les avocats peuvent s'adapter à cette demande, et si ceux-ci vont forcément voir disparaître une partie de leur profession.
Face à ces questions, l'auteur de l'ouvrage dit devoir garder une attitude positive, c'est-à-dire, "ne pas se demander ce que le numérique, les nouvelles technologies vont faire disparaitre, mais plutôt ce qu'elles peuvent nous apporter ?"

Les mutations du monde du droit introduites par le développement des technologies

Bruno Dondéro estime que ces développements sont très intéressants, au sens où ils font apparaître des legal startup ou legal tech, et donc beaucoup de nouvelles activités auxquelles la profession pense depuis longtemps. Par exemple, le fait pour l'avocat de ne plus rédiger le contrat, mais plutôt de l'ajuster: "Le défi, pour les métiers du droit, est d'arriver à faire comprendre en quoi ils ont une plus-value et en quoi ce n'est pas juste une question technologique. Ce n'est pas parce-que le droit est accessible sur internet, qu'internet devient le droit."